54e Congrès confédéral de la CGT : un rendez-vous décisif pour renforcer l’organisation et les luttes

1 juin 2026

Du 1er au 5 juin 2026, plus de 2 000 délégué·es venus de toute la France se réunissent à Tours à l’occasion du 54e Congrès confédéral de la CGT.

Dans un contexte marqué par la montée de l’extrême droite, l’aggravation des inégalités, la pression croissante sur le monde du travail et les transformations profondes des entreprises, ce congrès constitue un moment majeur de débat démocratique et de définition des orientations syndicales pour les années à venir.

Un congrès dans un contexte social et politique préoccupant

La tenue de ce 54e Congrès intervient alors que les salariés continuent de subir les effets de politiques favorisant les logiques financières au détriment du travail.

Partout, les mêmes constats remontent du terrain :

  • intensification du travail ;
  • dégradation des conditions de travail ;
  • stagnation des salaires ;
  • multiplication des restructurations ;
  • développement de la précarité ;
  • remise en cause des droits collectifs.

Dans le même temps, la progression des idées d’extrême droite constitue un danger majeur pour le monde du travail et pour les solidarités collectives. La CGT a fait de cette question un axe important des débats du congrès.

Renforcer la CGT pour gagner de nouveaux droits

Au cœur des discussions figure une question essentielle : comment renforcer l’organisation syndicale pour construire un rapport de force plus efficace ?

Le projet de document d’orientation met notamment l’accent sur :

  • le renforcement des syndicats de proximité 
  • la lutte contre l’isolement des syndiqué·es ;
  • le développement de la syndicalisation ;
  • la place de la jeunesse dans l’organisation ;
  • le renforcement de l’implantation dans les secteurs où la CGT est encore insuffisamment présente ;
  • la prise en compte des nouvelles réalités du travail, notamment pour les ICTAM (ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise).

Ces enjeux résonnent particulièrement dans les secteurs des banques et des assurances, confrontés à une transformation accélérée des métiers, à la digitalisation et à une pression managériale de plus en plus forte.

Un diagnostic lucide sur les difficultés du syndicalisme

Les documents préparatoires du congrès dressent également un constat sans détour.

Si la CGT demeure une organisation incontournable du paysage syndical français et conserve une forte visibilité dans les mobilisations sociales, elle doit faire face à plusieurs défis :

  • recul de la syndicalisation dans certains secteurs ;
  • difficultés à fidéliser durablement les adhérent·es ;
  • progression du syndicalisme catégoriel chez les cadres ;
  • extension des « déserts syndicaux » dans certaines entreprises et territoires.

Cette lucidité est indispensable pour construire les réponses organisationnelles et revendicatives dont le monde du travail a besoin.

Des enjeux importants pour la Fédération CGT Banques et Assurances

Pour notre fédération, ce congrès intervient à un moment charnière.

Dans les banques et les assurances, les salariés sont confrontés à :

  • des objectifs commerciaux toujours plus élevés ;
  • des réorganisations permanentes ;
  • des suppressions ou transformations de postes ;
  • une montée des risques psychosociaux ;
  • une perte de sens du travail exprimée dans de nombreux établissements.
Face à ces évolutions, le développement de la CGT, la proximité avec les salariés et la construction de mobilisations collectives restent des priorités absolues.

Les orientations débattues à Tours devront permettre de renforcer notre capacité à défendre les droits des travailleurs et à porter des alternatives sociales ambitieuses.

Faire vivre un syndicalisme de conquêtes

Le 54e Congrès ne se limite pas à un exercice statutaire.

Il constitue un temps de réflexion collective mais aussi de préparation des combats à venir.

Dans un monde du travail en pleine mutation, la CGT réaffirme sa volonté de défendre un syndicalisme de transformation sociale, fondé sur la solidarité, l’action collective et la conquête de nouveaux droits.

Plus que jamais, l’avenir du syndicalisme repose sur sa capacité à être présent au plus près des salariés, à organiser les luttes et à faire entendre la voix du travail face aux logiques financières.

Le 54e Congrès doit être un point d’appui pour construire cette ambition collective.

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